32ème Dimanche du Temps Ordinaire (commentaire).

Ce dimanche nous célébrons le 32ème du temps ordinaire. Les lectures proposées par la liturgie dominicale sont assez difficiles et restent en même temps complètement attachées à la réalité concrète.

La première lecture est tirée du livre de la Sagesse 6, 12-16, suivi du Psaume 62; la deuxième lecture est de Paul à la communauté de Thessalonique (1 Thessaloniciens 4, 13-18) et se termine par l’Évangile de Matthieu 25, 1-13.

Le Livre de la Sagesse, comme son nom l’indique, nous donne les paramètres pour bien vivre. La vie continue d’avancer, mais elle est guidée par son passé, par l’apprentissage des générations précédentes. L’être humain est doté de capacités d’évolution et de créativité. Par conséquence, les gains du passé doivent être présents dans le moment présent. Mais le texte ne veut pas être seulement un traité humain, porteur d’une Sagesse éphémère, qui n’a qu’une explication humaine. La Tradition d’Israël a vu dans le contenu de ce livre la voix parlante de Dieu. Dans certains cas, la Sagesse peut être comprise comme la Parole (Torah), et dans d’autres cas, elle peut être Dieu Lui-même, qui se manifeste et qui révèle Sa volonté: « Qu’elle soit trouvé par ceux qui le cherchent ». En effet cette Sagesse, qui a sa source en Dieu, est accessible à tous et est destinée à tous, mais elle est exigeante, il faut être attentive, vigilante, il faut la chercher pour l’obtenir.

Le psaume 62 chante la recherche constante de Dieu de celui qui l’aime, qui se manifeste comme une soif qui garde éveillé celui qui croit. Dieu est le centre de la vie, c’est le point de départ et d’arrivée: « Ton amour vaut plus que la vie … Toute ma vie je te bénirai … Je te cherche dès l’aube et la nuit je me souviens de toi ». C’est une occupation de tous les moments, est existentielle.

La deuxième lecture de Paul à la communauté de Thessalonique reflète les premiers pas du message de Paul et, en général, le message des disciples de Jésus en tant que Fils de Dieu, mort et ressuscité des morts. Notre texte d’aujourd’hui reflète la question de l’eschatologie, la fin des temps, et répond à la question de la venue du monde païen sur ce qui arrive à ceux qui meurent avant la parousie. Paul exprime une certaine confiance en voyant la Parousie même avant sa mort: « D’abord ceux qui sont morts en Christ ressusciteront et ensuite nous qui vivons encore … » Au fil du temps, Paul comprendra qu’il ne verra pas la Parousie, mais qu’il sera pour un temps dans le futur, connu seulement par Dieu. Dans notre récit, Paul réconforte la communauté de Thessalonique en affirmant que tout comme Jésus était mort et ressuscité, de même ceux qui croient en lui ressusciteront. Bien sûr, ceci est un enseignement complètement nouveau pour ceux qui viennent du paganisme, donc Paul exige la fidélité aux enseignements de Jésus parce que c’est Son exemple et suivant son exemple que la résurrection des morts sera accomplie.

L’Évangile d’aujourd’hui (Mt 25, 1-13) nous demande d’utiliser la Sagesse. Comme dans la première lecture, nous devons être attentifs, garder la recherche constante dans le Seigneur. La parabole est simple et directe, pour nous apprendre l’évident: être attentif, mais cette simplicité est le programme de la vie, l’ensemble de la vie. La vie est le temps et l’espace de préparation pour le banquet final. Nous sommes tous invités au banquet de mariage, mais vous devez être en mesure de participer. Tous les textes convergent vers cette préparation requise. La recherche de Dieu est la condition pour le trouver. C’est une responsabilité de la personne, tout est grâce et gratuit tant qu’il y a une ouverture à Dieu et il y a une recherche. Avoir la soif de Dieu est la condition pour ne pas être pris au dépourvu, ne pas être surpris sans assez d’huile ou même dormir, car le Royaume de Dieu est un mouvement constant, une recherche permanente.

Je souhaite à tous un bon dimanche et une bonne semaine.

par Fr. Elio Passeto, NDS.

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