26 dimanche du Temps Ordinaire

 Comme pour les dimanches précédents les lectures conviennent très bien aux fêtes juives d’automne et peut-être n’est-ce pas un hasard.

Avant la réforme liturgique de Vatican II l’Eglise célébrait « les quatre temps », liturgies enracinées dans la célébrationdes saisons invitant le peuple chrétien à jeûner et prier  pour appeler la bénédiction de Dieu sur les fruits de la terre. La base biblique commune avec les fêtes juives pourrait se trouver en Zac 8, 19 qui fait allusion aux jeûnes desquatrième, cinquième, septième, neuvième et  dixième mois, suivis par des réjouissances. Le septième mois de l’année juive est celui des fêtes d’automne.
Le thème de ce dimanche semble être celui de la conversion(du cœur), la teshuva : le retour vers le Seigneur  après s’être détourné de lui : Mais si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer la justice et le droit, il sauvera sa vie. (Première lecture).
Un midrash commente : “le Seigneur dit au peuple d’Israël :Mes enfants, ouvrez-moi par la teshuva une ouverture aussi petite que le chas d’une aiguille; et je ferai en moi pour vous une ouverture si grande que tous les chariots et wagons pourront entrer.” (Midrash Cantique Rabba 5.2). Dieu ne demande pas plus, un petit geste pour commencer, et sa miséricorde s’engouffre dans notre cœur.
Le psaume 25 est aussi commenté dans le contexte des dix jours qui séparent Rosh Hashana de Kippur: Comment le Seigneur est-il juste et droit : il enseigne aux pécheurs le chemin de la « teshuva » (cf Ps 25,8)…A nous de suivre ce chemin.
Et l’Evangile (Mt 21,28-32) montre bien le repentir efficace de celui qui sait reconnaitre son erreur, sans parole mais en acte, en revenant  sur sa décision  pour aller travailler à la vigne du Seigneur.
Jésus n’avait pas besoin de faire teshuva, cependant il a effectué cette trajectoire extraordinaire du Père au Père, en passant par l’abaissement le plus complet de la mort, nous ramenant avec lui vers le père  pour nous permettre de retourner vers la source dont nous nous étions éloignés par le péché. (deuxième lecture, Ph 2,6-11)