L’amour désintéressé dans la Pirké Avot.

La Michna 16, du chapitre V de Pirké Avot dit le suivante:

« Tout amor qui dépend d’une chose, que la chose disparaisse, l’amour disparaît, mais s’il ne dépend pas d’une chose, il ne disparaît jamais… »

Tout amor qui dépend d’une chose, que la chose disparaisse, l’amour disparaît: l’amour n’est pas durable s’il est fondé sur des calculs intéressés ou s’il est inspiré par la beauté, comme dans le cas de l’amour entre un homme et une femme, car si l’argent tarit, si la beauté se flétrit, l’amour meurt. « A la porte des boutiques, nombreux se pressent frères et amis, mais à la porte du pauvre point de frÈres ni d’amis » (Chabbat 32a).’

Bartenoura dit que que si la cause a un tel caractère, l’amour disparaîtra, mais si elle a un caractère durable, il ne sera pas non plus limité dans le temps. Et il donne comme exemple l’amour des sages et des justes qui n’est pas destiné à cesser. De même R. Sim’ha explique: … S’il ne dépend pas d’une chose, c’est-à-dire qu’on aime sans attendre de profit, mais parce qu’on se sent spirituellement proche ou attiré par la beauté du caractère – toutes choses qui ne sont pas éphémères. C’est également le type d’amour que l’homme doit éprouver pour son Créateur: « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tous tes moyens » (Deut. 6,5).

Source: La Michna: Pirké Avot. dirigée par R. Michel Gugenheim.