La prière: le service du coeur.

Rabbi Siméon disait: « Sois attentif à la récitation du Chema et de la Prière; quand tu pries, ne fais pas de ta prière une chose fixe mais (appel à la ) miséricorde et supplication devant D. (Pirké Avot, chapitre II)

C’est là ce qui différencie la prière de l’Etude! Chamaï disait (ci-dessus I , 15) « Fais de ta Tora une chose fixe ». R. Siméon nous le déconseille pour la prière, qui doit être appel du coeur à la pitié divine. L’Etude n’a pas de limites, explique Midrash Chemouel, c’est une tâche régulière de jour et de nuit, tandis qu’il serait inconvenant de s’étendre démesurément dans sa prière, comme si l’on mettait en doute les attributs de miséricorde que rappelle le verset cité à l’appui.

La prière, ce « service du coeur »: présente le double aspect de devoir prescrit et de besoin d’exprimer à D. nos sentiments d’amour, de joie, d’angoisse… A côté de son caractère formel (textes « fixés » dans le Rituel, le Sidour) elle conserve ce jaillissement spontané lié à l’affectivité; la routine des mots ne doit pas étouffer le cri du coeur.

Source: La Michna (Pirké avot)- commentaire de Claude-Annie Gugenheim.